La vitamine D chez l’adulte

 

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Sous l’égide du GRIO

La Vitamine D est l’objet d’une véritable effervescence depuis quelques années parmi les médecins et les biologistes. Il suffit de lancer une quête informatique pour constater l’augmentation exponentielle du nombre d’articles publiés chaque semaine sur le sujet.

Le propre de cet ouvrage – coordonné justement par un médecin et un biologiste- est bien d’aborder ces deux aspects. D’une part, ils ont veillé à présenter les aspects pratiques utiles à l’exercice médical, en s’appuyant sur les études et méta-analyses disponibles, ainsi que sur les Recommandations des Sociétés nationales et internationales. D’autre part, ils ont exposé les acquisitions fondamentales les plus récentes, et le lecteur constatera qu’il y en a plusieurs.

 

 

 

 

 

Enfin à la frontière de la clinique et de la biologie, plusieurs questions se trouvent posées sur les effets extra-osseux de la vitamine D, et là aussi, la participation des auteurs francophones les plus habilités permettra d’accéder à l’état de l’art actuel.

Voici donc, sous l’égide du GRIO (Groupe de Recherche et d’Information sur les Ostéoporoses), les grandes lignes qui ont présidé à la rédaction de cet ouvrage : des pistes claires pour la pratique médicale, mais sans simplification excessive, et en fondant le raisonnement sur les données les plus actuelles de la Science.

Sous la direction de

Claude-Laurent Benhamou :Service de Rhumatologie, CHR d’Orléans

Jean-Claude Souberbielle : Service des Explorations Fonctionnelles, Hôpital Necker-Enfants malades, Paris, AP-HP.

Découvrir quelques pages de l’ouvrage

Sommaire

Préface

La vitamine D est victime de son succès… Au cours des dernières années un nombre très impressionnant de publications et de communications médicales ont fait de la vitamine D une sorte de nouvelle « fontaine de jouvence ». L’association entre la valeur sérique de la vitamine D et différents problèmes de santé a été analysée par toute sorte d’outils méthodologiques, et d’études transversales, prospectives, comparatives…

La vitamine D n’est pas une vitamine, puisque sa source principale n’est pas alimentaire, et que seuls ses métabolites sont actifs. Historiquement la vitamine D a été associée au métabolisme phosphocalcique et squelettique, du fait de son effet spectaculaire dans le rachitisme vitamino sensible de l’enfant et les ostéomalacies de l’adulte. Par extension elle a été, seule, ou associée au calcium, proposée dans la prévention des chutes, la prévention des fractures, et le traitement de l’ostéoporose. Depuis une quinzaine d’années, des liens ont également été suggérés avec les cancers, les maladies métaboliques, cardiovasculaires, infectieuses, auto immunes… et la mortalité. Bien sûr il s’agit le plus souvent d’association, et la causalité est complexe.

Ces problèmes n’intéressent pas que les spécialistes du métabolisme osseux, car tous les praticiens sont à la recherche d’un facteur de risque pertinent, et d’un traitement utile dans les pathologies aiguës ou chroniques. L’attention des praticiens a été récemment alertée par l’excès éventuel des dosages de la
vitamine D, en particulier en population générale. Comme tout paramètre biologique le dosage de la vitamine D n’est utile que s’il existe un lien démontré entre la valeur du dosage et la pathologie, si ce dosage est nécessaire à l’administration de la vitamine, et s’il existe un seuil thérapeutique cible défini en lien avec l’amélioration de l’évolution de la pathologie sous jacente.

C’est le grand mérite du beau livre du docteur Laurent Benhamou et du docteur Jean- Claude Souberbielle, médecin et biologiste, experts incontestés du domaine, de nous montrer toutes les facettes très riches de cette molécule, en prenant soin d’ouvrir des perspectives tout en respectant avec une grande rigueur les faits scientifiques.
J’ose dire pourtant que je n’ai mérité
Ni cet excès d’honneur, ni cette indignité
(Jean Racine, Britannicus II, 3).
Professeur Christian ROUX
Université Paris Descartes, Hôpital Cochin,
INSERM U1153 – Paris.